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Les "soft skills" : pourquoi toutes les entreprises s'y mettent ?

“Soft-skills” voilà un mot que l’on entend à la bouche de tous les RH, managers et coachs ces dernières années. Telle une révélation, les articles traitant de ce terme ont envahi les réseaux sociaux et les médias. Malgré tout, il porte parfois à confusion, c’est pourquoi nous avons décidé d’aborder ce sujet. Effet de mode ou bien réelle prise de conscience ? C’est ce que nous  allons voir dans cet article.

Nous commencerons par montrer factuellement l’intérêt grandissant pour les soft-skills, nous verrons ensuite ce qui se cache concrètement derrière ce terme. Enfin nous conclurons en analysant leurs intérêts pour l'entreprise ainsi que leur mise en place dans un plan de formation.

soft-skills

 

Avant de commencer prenons un peu de temps pour décomposer ce terme qui nous vient d’outre manche. Composé du mot “soft” qui veut dire “doux” et “skills” qui veut dire “compétence”, les “compétences douces” rassemblent tous les comportements qui aident tout un chacun à s’ouvrir aux autres, à travailler collaborativement et à sociabiliser. En prenant  un peu de recul nous pouvons nous rendre compte que l’apprentissage des soft-skills se fait dès la naissance grâce à nos parents, en nous apprenant à être poli, respectueux envers notre prochain : ce sont toutes les bonnes manières qui nous permettent de vivre en société.

Les soft-skills sont complémentaires aux hard-skills. Les “compétences dures” définissent toutes les compétences techniques et spécialisées, telles que savoir souder, savoir programmer un ordinateur...

Un intérêt pour les soft-skills grandissant

Les soft-skills ont toujours été valorisés mais dans la sphère professionnelle ce n’est que récemment qu’elles se sont réellement imposées. Les recherches et l’attention que l’on leur porte ont fortement augmenté, en effet la fréquence d’utilisation du mot-clé “Soft-skills” a été multipliée par 15 entre 2012 et mars 2019.

 

courbe soft skills google

Cet engouement est le fruit d’un changement de mentalité et des méthodes de travail traditionnelles avec l’arrivée des startups et des styles de management plus souples dites Agiles. Les méthodes agiles sont des pratiques de pilotage et de réalisation de projets initialement adoptées dans l'industrie du logiciel. Elles nécessitent plus d'interactions entre les équipes métiers et technique. Ces échanges plus fréquents sont à double tranchant, car les collaborateurs issus de formations et de background différents doivent apprendre à adapter leur communication pour le meilleur (lorsque les échanges réussissent et amènent à un meilleur produit / projet), mais aussi pour le pire lorsque ces échanges deviennent un dialogue de sourd.

Cette tendance est si forte que les soft-skills prennent aujourd’hui le pas sur les hard-skills et deviennent de plus en plus indispensables. Selon les statistiques de Skill Survey, 77% des employeurs pensent que les soft-skills sont plus importants que leurs homologues "hard". De plus, 67% des RH préféreraient embaucher un collaborateur avec des forts soft-skills malgré des compétences dures plus faibles par rapport à la situation inverse. Cela s’explique car les hard-skills ne sont la plupart du temps applicables que dans un domaine spécifique. Tandis que les compétences dites douces peuvent être applicables dans la plupart des professions, elles sont dites “transférables” et garantiront donc l'adaptabilité du collaborateur à des situations nouvelles. En particulier, le travail collaboratif, la gestion de projets et l’esprit critique sont de plus en plus mis en avant et requièrent des collaborateurs flexibles, assertifs et donc dotés d’une bonne intelligence émotionnelle, 4 "soft-skills" sur lesquels nous reviendrons dans la partie suivante.

Selon un sondage réalisé par Adecco Staffing USA, 44% des cadres dirigeants pensent que le manque de soft-skills constituait le plus grand déficit de compétences de la masse salariale États-Unienne. Cette réflexion qui fait presque l’unanimité s’explique par le fait que les efforts de productivité des entreprises ont déjà beaucoup été mis en oeuvre, là ou les axes de développement comme l'innovation (boostée par les soft-skills) sont encore loin d'être exploités à leur maximum.

La présence des soft-skill en tant que "compétences douces", "compétences comportementales et managériales" est donc une tendance très forte mais concrètement comment les décrire ? Elles semblent recouvrir un éventail très large et diversifié tout en étant complémentaires. Ces différences impliquent-elles par ailleurs une hiérarchisation ?

 

Que met-on concrètement derrière les soft-skills ?

Les soft-skills sont dans l’air du temps, nous allons voir comment elles sont représentées. Il serait impossible de toutes les lister, néanmoins nous pouvons les organiser par grand thèmes. Vous trouverez ci-dessous 5 exemples par thème en reprenant des éléments de The Balance Careers :

 

02. Liste soft skills IFOP 2

Parmi tous ces choix, y a-t-il des soft-skills qui ont plus la côte que d’autres ? Une étude de l’IFOP a voulu recenser quels étaient les soft-skills les  plus encouragés auprès des cadres français. Le sondage a révélé que l’adaptabilité, l’autonomie et la courtoisie sont les 3 attitudes les plus louées avec respectivement 84%, 82% et 82% d’avis favorables.

01. Liste soft skills IFOP jpg 3-min

 

Malgré tout, ce sondage est à prendre avec du recul dans la mesure où une qualité n’est pas plus importante qu’une autre. Cela dépendra surtout de la culture d’une entreprise, de son industrie ainsi que des responsabilités d’un poste . Fort heureusement tous ces comportements peuvent être développés et maîtrisés, mais avec quel objectif ? 

 

Quel intérêt à investir dans les soft-skills ?

Selon la Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (DARES), plus d’un tiers des CDI sont rompus avant un an. Parmi cet échantillon, 12,7% sont issus de périodes d’essais non renouvelées. Et si l’insuffisance de soft-skills était responsable ? Aussi bien du côté des recruteurs que des candidats ? Fort heureusement ce n’est pas un mal en soi car toutes ces compétences se développent.

Accompagner ses collaborateurs et développer leurs soft-skills représentent un investissement que beaucoup jugent comme facultatif. Or c’est un élément nécessaire à la croissance organique d’une organisation. En effet il permet de :

De développer les compétences : Dans une société toujours plus concurrentielle, il est important d’accompagner ses collaborateurs. Nous pouvons prendre comme exemple l'esprit critique. Apprendre à ses collaborateurs à analyser une situation étape par étape dans une logique avantage/inconvénient, et leur enseigner à faire un compte rendu accessible à tous est une des clés pour améliorer la collaboration. En améliorant la collaboration il peut être possible de  susciter l’investissement personnel et l’innovation, en faisant germer de nouvelles idées. C’est un effet boule de neige qui stimule à leur tour d'autres soft-skills.

Se rendre attractif auprès des jeunes talents : Nombreux sont les moyens de se renseigner sur la qualité de l’environnement de travail dans une entreprise grâce à des sites tels que Glassdoor, LinkedIn ou encore Indeed. Les entreprises doivent alors redoubler d’efforts pour améliorer leur visibilité et leur réputation auprès des candidats en parallèle aux prospects et aux clients. Cela représente un enjeu indispensable dans la mesure où le marché du travail des cadres connaît une situation de plein emploi selon l’INSEE. 

Retenir les talents : Selon une étude délivrée par TINYpulse, les collaborateurs qui ne se sentent pas valorisés ont deux fois plus de chance de changer de travail. Selon UDEMY, presque un sondé sur deux affirme avoir démissionné à cause d’un mauvais manager. Cela passe par une mauvaise gestion des feedbacks par exemple. Enfin selon Employee Benefits News une démission coûterait 33% du salaire annuel du collaborateur, comprenant la formation et l'inactivité causée. Ainsi la culture d’entreprise est la clé de la pérennité et de la performance.

 

Nombreux sont les axes d’amélioration sur lesquels peuvent se concentrer les collaborateurs. La gestion du temps et du stress, la résolution de problèmes, le travail d’équipe. Ces derniers améliorant à leur tour l’investissement personnel et l’implication dans les projets. Selon une étude des chercheurs de l’université de Harvard, de Boston et de Michigan’s Ross School of Business, les collaborateurs choisis pour un programme d’accompagnement des soft-skills sont en général 12% plus productifs que leurs compères n’ayant pas été entraînés. La statistique peut paraître basse mais elle représente un retour sur investissement de 256%.

 

Comment faire une place aux soft-skills dans l'entreprise ?

Contrairement aux hard-skills, déjà très développés en entreprise et dont la connaissance est accessible en ligne. Le développement des soft-skills a encore une grande marge de progression et nécessite un accompagnement humain. Les fonctions RH ont ainsi plusieurs cartes à jouer pour dynamiser le développement de ces compétences, en qualité de responsables de la rétention des talents, de la formation des managers, et de l’épanouissement des collaborateurs. Cependant la mise en place d’un programme de formation complet pour les soft-skills représente un réel challenge logistique et un coût important pour de nombreuses structures.

Chez Simundia nous avons la conviction que le coaching est l’outil le plus puissant pour le développement des soft-skills. Pour permettre de le rendre accessible à grande échelle dans l'entreprise, nous avons développé une plateforme de coachings courts par visoconférence,  rassemblant plus de 30 coachs indépendants et accrédités. Pour plus d’informations à ce propos nous vous invitons à consulter nos articles suivants :

Les avantages du coaching par visioconférence :

https://www.simundia.com/blog/les-avantages-du-coaching-en-visioconference

Qu’est-ce que le coaching : les bienfaits du coaching

https://www.simundia.com/blog/quest-ce-que-le-coaching-les-bienfaits-du-coaching

 

En définitive, plus qu'un effet de mode, l'importance des soft-skills est une réalité qui prend forme dans l'entreprise de manière opérationnelle.  Ces compétences représentent un réel enjeu du vingt-et-unième siècle en permettant des gains forts de productivité et innovation, via l'augmentation de l'engagement et l'épanouissement des collaborateurs.

Grâce à Simundia, transformez votre entreprise en rendant le coaching accessible facilement.

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Écrit par Simon Mawas
Marketing & Opérations
Le 10 octobre 2019